Ecologie

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La nouvelle ne fera sans doute pas grand bruit.
Les Martiniquais ont la tête ailleurs. Plus précisément au Tour des yoles, certains regrettant l’absence d’un ex-préfet yoleur, grand « ami » des Martiniquais et proclamé « mal-boug » par maints intellectuels.
De quoi s’agit-il ? La Direction des Services Vétérinaires de la
Martinique, suite à une enquête, vient d’interdire à un pisciculteur de
la commune du Saint-Esprit de vendre sa production et de continuer son
exploitation. Autant dire qu’on a signé au pauvre homme son arrêt de
mort ! Motif : le taux de chlordécone contenu dans ses « ouassous »
(écrevisses) est supérieur aux normes autorisées. Et ce service de
l’Etat d’annoncer la nouvelle dans un grand communiqué qui précise que
des enquêtes seront bientôt diligentées auprès des autres exploitations
aquacoles de l’île. Autant dire que c’en est fini, complètement fini,
de l’aquaculture à la Martinique ! 
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Notre rédaction vient de recevoir ce Communiqué de Presse de la Préfecture de Martinique relatif à la présence de Chlordécone dans les Ouassous.Nous ne savons pas par quelle opération du Saint-Esprit le poison s’est introduit dans cet élevage spiritain mais la Préfecture persiste et signe et continue à parler de taux de Chlordécone au dessus des normes réglementaires. Non Messieurs  des services de l’Etat !

Le Chlordécone est un
pesticide redoutable interdit à la vente et on ne doit pas en trouver
dans les denrées alimentaires vendues sur le territoire martiniquais.
La seule présence de ce poison dans les Ouassous devrait conduire ces
derniers directement à l’incinérateur de ... Dillon. A moins qu’il ne
soit pas en état de fonctionnement. Alors direction Dunkerque. Là-bas,
on y a incinéré des patates douces en provenance de Martinique alors
qu’ils étaient vendus sur les marchés des Antilles... sans que la
population en soit informée !

Au fait, à quand une Manif. des
vendeurs de Ouassous dans les rues de la Ville – Capitale, à l’instar
des vendeuses de “Machandes-Foyal” pour dénoncer le livre de Louis
BOUTRIN et de Raphaël CONFIANT responsables de la mévente des Ouassous
et des difficultés économiques de la profession ?

 

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« Paraquat » ?

Ce terme ne dit probablement rien au Martiniquais (ou Guadeloupéen) moyen. Ni sans doute « R-Bix », le nom commercial de ce redoutable poison, utilisé comme herbicide dans les plantations bananières antillaises depuis des décennies et dont, le 10 juillet dernier, la Cour Européenne de Justice a interdit l’utilisation. Motif avancé : ce pesticide est, en grande partie, responsable de l’augmentation stupéfiante du nombre de cas de maladie de Parkinson relevé sous nos charmants cieux tropicaux.
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Le 10 juillet 2007, la Cour de Justice Européenne vient d’interdire le Paraquat, un puissant herbicide qui avait été ré-homologuée à la demande de la France pour l’utilisation aux Antilles et de l’Angleterre où Syngenta le fabrique.
Compte tenu du lien entre la paraquat et la Maladie de Parkinson. Le lien de causalité entre la paraquat et la Maladie de Parkinson*, déjà dénoncés dans le scandale du Chlordécone a été retenu par la juridiction européenne.
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Je veux parler d’un crime commis à l’encontre d’1 million de personnes censées être des citoyens français. Personnes qui n’ont qu’un seul tort : être nés, vivre et travailler dans leur terre natale, la Martinique et la Guadeloupe. Je veux parler du déversement de dizaines de milliers de tonnes de pesticides pendant près de trente années sur les terres plantées en banane de nos deux îles. Pesticides qui ont pour noms : DDT, HCH (Hexaclorocyclohexane), Mirex (ou Perchlordécone), Dieldrine et surtout Chordécone. Tout particulièrement ce dernier puisque son taux de rémanence est évalué à 60 ans.

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Comme tout auteur, nous sommes ouverts aux critiques à condition bien sûr qu’elles soient fondées. Or, quand le Pr. D. Belpomme nous reproche  de n’avoir pas fait de proposition dans notre ouvrage ceci nous laisse à penser qu’il ne l’a pas lu. Le chapitre 6 du livre s’intitule d’ailleurs « Proposition … pour sortir de l’impasse ».
Une de nos
propositions est de réserver les terres contaminées à la production de
canne à sucre pour la fabrication d’éthanol, un biocarburant qui nous
permettra de relever le défi énergétique et de répondre aux prochaines
directives européennes. S’agissant desprétendues approximations
scientifiques relevées dans notre livre,c’est fort possible mais il ne
suffit pas de le dire, il faut leprouver et surtout nous apporter
l’éclairage de sa science. C’est ce que nous attendons d’un
scientifique de son rang notamment sur les relations de causalité entre
Cancer et pesticides organochlorés. 

 

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    La vérité est en marche et rien ne pourra l'arrêter.

 

Février 2007. La sortie de notre ouvrage « Chronique d’un empoisonnement annoncé » a eu l’effet d’une véritable bombe à retardement. Les autorités publiques qui ne s’attendaient pas à un tel réquisitoire contre leur négligence et leur laisser-faire durant trois décennies, ont tenté vainement un dernier baroud d’honneur. Tout y est passé ! Des tentatives de discrédit des auteurs aux pressions pour museler la presse, en passant par des manœuvres  politiciennes aussi lamentables qu’inadmissibles, rien ne nous a été épargné. (Et, ce n’est très certainement pas terminé !)

Mais, c’est mal connaître notre détermination et notre volonté d’informer l’opinion publique.

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68 scientifiques et experts internationaux ont demandé  à Bruxelles une interdiction formelle de construction de tout nouvel incinérateur et un moratoire sur les autorisations de co-incinération.
24 juin 1999,
séance plénière du Conseil Régional de Martinique. A l’ordre du jour,
le dossier de l’incinérateur du SICEM (Syndicat intercommunal du Centre
de la Martinique). L’enjeu de cette plénière est capital. La subvention
régionale de 25 millions de Francs (MF) devrait permettre au SICEM
d’être éligible aux fonds européens pour un projet d’investissement de
332 MF.
La question est sur toutes les lèvres : Alfred Marie-Jeanne,
nouvellement élu à la présidence du Conseil Régional, va-t-il, par son
consentement, confirmer le vote du 30 avril 1997 et autoriser ainsi la
construction d’un incinérateur d’ordures ménagères en Martinique ?
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Circonscrit à l’est par l’Océan Atlantique (plus de 82 millions de km2) et à l’ouest par la Mer des Caraïbes (moins de 2 millions de km2), l’archipel des Antilles se compose de 25 entités insulaires marquées par une forte hétérogénéité.

En dehors du fait
qu’elles présentent des caractéristiques morphologiques différentes
[des îles karstiques plates (Marie-Galante, par exemple) s’opposent à
des îles volcaniques hautes  (Sainte-Lucie, Montserrat, Saba, la
Martinique, etc.)], ces îles bénéficient de situations
socio-économiques diversifiées. Par exemple, si les îles Caïmans sont
considérées comme un archipel riche, puisque disposant d’un PIB par
habitant de près de 50000 dollars (en raison de leurs activités
bancaires offshore), les îles voisines comme la Jamaïque, Cuba ou
encore Hispaniola connaissent des difficultés les conduisant à des
situations quasi insurrectionnelles. 

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Réunir plus de 200 personnes un jeudi saint dans un pays comme la Martinique où le sentiment religieux est aussi fort n’est pas mince exploit. C’est pourtant ce qu’ont réussi le 5 avril, dans la salle Frantz Fanon de l’ATRIUM, Louis BOUTRIN, Raphaël CONFIANT et Me GERMANY. Des personnes de tous âges et de toutes conditions, des agriculteurs, des médecins, des jeunes, des personnes âgées, des femmes en grand nombre sont venues écouter les auteurs du livre Chronique d’un empoisonnement annoncé—Le scandale du chlordécone aux Antilles françaises (1972-2002) , publié récemment aux éditions L’Harmattan et qui est n° 1 des ventes dans toutes les librairies de Martinique et de Guadeloupe.