Martinique - 30 septembre 2026 : Le chlordécone, interdit en 1993, est un insecticide toxique persistant dont la présence est actuellement surveillée chez l'homme et les animaux d'élevage aux Antilles françaises ; toutefois, l'imprégnation de la faune marine reste mal connue. Dans cette étude, nous avons mesuré les concentrations de chlordécone dans le plasma de 77 tortues vertes, échantillonnées en 2022 et 2023 dans deux baies de la Martinique, par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en tandem. Du chlordécone a été quantifié dans 58,4 % des échantillons de tortues. Nous n'avons observé aucun effet lié à l'année ou au site de prélèvement. Fait notable, nous avons comparé ces concentrations au seuil de toxicité établi pour le plasma humain. Les résultats montrent que 17,8 % des individus présentaient des taux de chlordécone supérieurs à ce seuil de toxicité pour l'homme. Ces résultats sont préoccupants pour la santé humaine et celle de la faune sauvage, car les tortues ont été échantillonnées dans des zones de pêche et de baignade, 30 ans après l'interdiction du chlordécone.
Aux Anses d’Arlet, près de trente ans après l’interdiction du Chlordécone et du retrait de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), une équipe de chercheurs révèle la contamination de tortues vertes. Entretien avec Damien Chevallier, chercheur au CNRS et directeur scientifique de cette mission, sur une découverte qui interroge l’avenir des écosystèmes marins antillais.
Ce jeudi, les élus de l’Assemblée de Martinique doivent examiner le rapport de la Chambre régionale des comptes consacré à la situation financière de la CÏM. Un document particulièrement critique, qui pointe notamment la progression de la dette, l’effondrement de l’autofinancement et l’allongement des délais de paiement. À la veille de ce débat, Louis Boutrin, ancien conseiller exécutif et aujourd’hui élu d’opposition au sein du Cran Sanblé, livre son analyse du rapport, re vient sur les responsabilités des différentes majorités et avance ses propositions pour redresser durablement les finances de la collectivité.
Pour Louis Boutrin, les désaccords entre la CTM et la Chambre régionale des comptes sur certains retraitements comptables ne modifient pas le diagnostic : épargne nette négative, dette en forte hausse, capacité de désendettement proche de vingt ans et délais de paiement qui ont doublé. Tout en reconnaissant les fragilités anciennes et sa part de responsabilité dans la construction de Martinique Transport, l’ancien conseiller exécutif appelle à un « Pacte martiniquais de redressement », chiffré, daté et contrôlé. Entretien
À tous ceux qui adorent réécrire l'histoire, une petite lecture du Journal Officiel (JORF) notamment des VISAS de cette Délibération du 4 octobre 2016 de l’Assemblée de Martinique portant règles constitutives, compétences et régime financier de Martinique transport.
La tribune publiée par notre collègue José Mirande sous le titre « Un Pacte fiscal martiniquais : il est temps d'ouvrir le débat ! » a au moins un mérite : celui de remettre sur la place publique une question essentielle pour l'avenir de notre pays. Oui, ouvrons ce débat. Il est légitime, nécessaire et même devenu urgent au regard des difficultés économiques, sociales et financières auxquelles la Martinique est aujourd'hui confrontée. Sur ce point, nous pouvons nous retrouver.
« I have a dream… » disait Martin Luther King. Moi aussi, j'ai un rêve. Celui de voir, en 2030, les Matininos fouler la pelouse d'une Coupe du monde de football. Un rêve né devant l'enthousiasme suscité par les parcours de Curaçao, d'Haïti et surtout du Cap-Vert, dont les joueurs ont fait vibrer tout un peuple avant d'être accueillis en héros à leur retour. Pourquoi la Martinique ne pourrait-elle pas, elle aussi, connaître cette immense fierté collective ?