"Je souffre profondément de la dégradation de la vie politique et du climat qui conduit, à Montreuil comme ailleurs, à englober tous les politiques d'une même suspicion, et de plus en plus souvent d'un même mépris, ceux qui ne cumulent pas comme ceux qui cumulent, ceux qui sont intègres comme ceux qui sont corrompus, ceux qui brossent leurs clientèles dans le sens du poil comme ceux qui refusent d'accorder des passe-droits, y compris à leurs plus proches amis", écrit l'ancienne sénatrice.
Les 195 pays de la Convention des Nations unies sur le climat réunis depuis le 11 novembre à Varsovie sont finalement parvenus à un accord samedi en fin de journée, plus de vingt-quatre heures après la clôture officielle.
Les tractations ont été extrêmement dures pour trouver un équilibre entre les exigences des pays en développement dont la priorité a été de mettre les pays industrialisés face aux engagements pris en 2009 à Copenhague, et la nécessité d'aller de l'avant en adoptant une feuille de route jusqu'en décembre 2015, date à laquelle un accord mondial engageant pour la première fois tous les pays doit être signé. Il entrera en vigueur en 2020.
6 ans après le 4ème rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC[1]), son président, le Dr Rajendra Pachauri, a présenté le Volume 1 "Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques" du 5e rapport d'évaluation[2], suite à l'adoption du résumé à l'attention des décideurs. Consacré aux "éléments physiques du climat", ce volume 1 évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution du climat. Décryptage et synthèse d'un boulversement colossal largement sous-estimé.
Les professeurs Multigner et Narbonne ont remis récemment leur rapport d'expertise au juge d'instruction du pôle de santé du TGI de Paris (voir édition F.A. du mardi 22 octobre). Louis Boutrin, en tant que président d'association, et l'avocat guadeloupéen Harry Durimel sont satisfaits des conclusions. Cécile EVERARD in France-Antilles
Bien avant que n’éclate l’affaire de son mail privé rendu public, Raphaël Confiant, avait, le 11 octobre 2013, adressé le mail ci-après au président du CCEE de la Martinique.
L’écrivain martiniquais est, en effet, membre de ce conseil consultatif au Conseil Régional de la Martinique au sein duquel il représente les associations écologiques.
15 octobre 2013. Le juge d’instruction du Pôle Santé du Tribunal de Grande Instance de Paris vient de nous transmettre les conclusions du rapport d’expertise établi par les Professeurs Jean-François NARBONNE et Luc MULTIGNIER relatives au CHLORDÉCONE et à son exposition. Ces conclusions viennent confirmer les hypothèses avancées par Louis BOUTRIN et Raphaël CONFIANT dans « Chronique d’un empoisonnement annoncé – Le Scandale du Chlordécone aux Antilles françaises ».
Publié en février 2007, cet ouvrage de 240 pages avait suscité de vives controverses médiatiques orchestrées par le lobby de la banane et les services déconcentrés de l’Etat. 6 ans après, ce rapport d’expertise révèle que « 22% des hommes âgés entre 45 et 75 ans présente un risque augmenté de 77 % de survenue de cancer de la prostate » (page 6) et qu’une fraction de la population des Antilles présentait des situations dite à risque liées à l’utilisation massive du Chlordécone dans les bananeraies.
Mais, au-delà de ces confirmations scientifiques, les experts ont conclu que «les données scientifiques disponibles au niveau international entre 1981 et 1993 tout comme celles décrites avant 1981 pouvaient renseigner avec précision et détail sur le métabolisme, la demi-vie et la toxicocinétique du Chlordécone » ce qui accrédite l’hypothèse de BOUTRIN et de CONFIANT.
Les Antillais vont devoir vivre avec la chlordécone pendant des décennies, voire des siècles. Quelle est l'ampleur de cette pollution ? Quel avenir pour les agriculteurs et les pêcheurs ? Comment sont informés les consommateurs ? Où en est la procédure judiciaire ? Le film diffusé le 17 octobre sur Martinique 1ère resitue l'histoire et fait le point sur un dossier aux multiples ramifications.
Les fonds marins, une opportunité pour lutter contre la crise ?
C'est une question complètement inconnue du grand public et pourtant éminemment stratégique : l'extension du plateau continental français, qui doit permettre à la France d'accroître, dans les décennies à venir, ses ressources pétrolières, minières et minérales issues du sol sous-marin. Mercredi 9 octobre, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté un avis afin de tenter de clore ce long et complexe dossier.
D'aucuns s'étonnaient que MARTINIQUE-ÉCOLOGIE refuse de s'affilier à EUROPE-ÉCOLOGIE-LES-VERTS (EELV) ou de soutenir officiellement Eva JOLY, leur candidate à la dernière élection présidentielle. Mais, leur condescendance vis-à-vis des Outre-Mers et leur fonctionnement clanique nous imposaient une distance avec ce parti d'apparatchiks qui n’a pas hésité à négocier des postes de députés contre la fermeture de centrales nucléaires.
Aujourd’hui, l'histoire nous donne raison. L'analyse que nous faisions de l'attelage EELV rejoint celle développée par Noël MAMÈRE qui, dépité, vient de démissionner à grand fracas du parti écologiste français. Un point de vue partagé par bon nombre d’écologistes et que résume parfaitement Eric DUPIN dans ce papier au titre évocateur "L'impasse verte".
Au cours des quinze à vingt ans qui viennent, la planète terre aura bien entamé une nouvelle jeunesse.
Dans le renouvellement de cet écosystème, il est à craindre une montée plus ou moins considérable du niveau de la mer.
Quelle que serait l'ampleur du phénomène, il est inévitable que tout le littoral martiniquais se voit sérieusement avalé, creusé, - à tout le moins : très méchamment redessiné.
Or, 27 de nos 34 communes ont organisé leur centre, leur cœur, leur âme, sur la frange littorale, à quelques mètres des premières vagues.