« DU RIFIFI CHEZ LES FILS DE LA VEUVE », POLAR DE RAPHAEL CONFIANT
Raphaël Confiant vient de publier son deuxième roman policier chez CARAIBEDITIONS. Cet ouvrage, intitulé « Du rififi chez les Fils de la Veuve », est son deuxième dans un genre, le polar, assez peu fréquenté par les auteurs antillais. Il nous en parle…
LA TRIBUNE DES ANTILLES : Pour votre deuxième polar, votre détective privé Jack Teddyson, enquête dans le milieu de la franc-maçonnerie martiniquaise, pourquoi un tel choix ?
Marie-Line Mouriesse est martiniquaise. Intéressée depuis maintenant vingt ans par l’héritage amérindien aux Antilles, dont elle termine un ouvrage, elle témoigne sans cesse de son attachement aux paysages caribéens . Pendant quatre ans de 2007 à 2010, elle a participé à des voyages en pirogue à la rame dans les Petites Antilles. Engagée elle-même, elle encourage à l’action dans le sens du respect des hommes et de la nature. Vagues à Lames est son premier recueil de poèmes.
Le roman que le jury du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-monde a décidé d’honorer cette année, illustre plusieurs des préoccupations de celui qui fut notre président durant plus de 20 ans, et auquel cette 22ème édition rend un hommage où le sentiment de l’irremplaçable et l’infinie reconnaissance, tiennent des places égales.
Edouard Glissant aurait aimé entendre cette voix qui s’empare d’une des idéologies du XXème siècle, non pour en articuler une critique postérieure et facile, mais pour montrer combien elle a constitué le lieu même du plus beau des soleils et de la pire des ombres, et combien elle a façonné les faces contemporaines les plus visibles et les plus invisibles de notre Caraïbe :
Dans l’imaginaire collectif, la notion de paradis est accolée à toutes ces îles qui composent la France d’au-delà des mers, vues du continent européen - la Métropole aux yeux de certains, ou l’Hexagone, pour l’équilibre du politiquement correct -, car il y a dans l’Atlantique, le Pacifique, l’Océan Indien, des populations qui sont françaises depuis plus de trois siècles, bien avant la Savoie, la Corse, la Franche-Comté, Nice et Lille.
Les Outre-mer français sont à l’honneur en cette année 2011. Or il y a autant de Cultures et d’Histoire d’Outre-mer qu’il y a de terres françaises par-delà les océans.
Vendredi 18 novembre: Soirée littéraire, Salle Frantz FANON à l’ATRIUM à 18h30. Dialogue entre l’auteur André LUCRECE (écrivain) et MONCHOACHI (poète) animé par José ALPHA. Dédicaces de l’auteur.
Samedi 19 novembre: Séance de dédicaces. LIBRAIRIE ALEXANDRE à Fort de France de 10h00 à 12h30.
"Sur le colonialisme, sur les conséquences humaines de la colonisation et du racisme, le livre essentiel est un livre de Fanon : Peau noire, masques blancs. Sur la décolonisation, ses aspects et ses problèmes, le livre essentiel est un livre de Fanon : Les Damnés de la terre. Toujours, partout, la même lucidité, la même force, la même intrépidité dans l'analyse, le même esprit de "scandale démystificateur"."
Cet hommage d'Aimé Césaire dit assez la place qu'occupe Frantz Fanon (1925-1961) dans la conscience universelle. Dans le panthéon révolutionnaire qui s'élabore dès le milieu des années 1950, Fanon se situe clairement aux côtés d'Ho Chi Minh, de Che Guevara et des autres grandes figures du monde nouveau. Les Damnés de la terre (Maspero, 1961) ont été, et sont encore, la Bible des mouvements tiers-mondistes.
"La belle amour humaine" parmi les 8 derniers romans en lice
L'Académie Goncourt a publié hier mardi, sa deuxième sélection pour le plus prestigieux des prix littéraires français, qui sera décerné le 2 novembre 2011, dans laquelle figurent l’écrivain haïtien Lyonel Trouillot.
Il ne reste plus que 8 romans en lice, au lieu des quinze dans la première sélection :